Avec Stefan Zweig qui note que « celui qui a goûté l’ivresse du commandement ne peut plus s’en passer », il s’interroge sur cet état de choses : pourquoi cette dépendance au Pouvoir ?
Et ce qui vaut du Pouvoir en général se vérifie particulièrement dans le cas du pouvoir politique. D’où vient donc cette appétence, plus particulièrement aiguisée chez ceux qui s’engagent dans une carrière politique ? Quels en sont les effets ? En guérit-on ?
Cette appétence ne se limite pas à l’exercice fonctionnel du pouvoir mais devient une fin en soi, où le contrôle sur autrui procure une jouissance psychologique et sociale. Comme une drogue, le Pouvoir désocialise, coupe du monde, déconnecte de la réalité.
Autant de questions auxquelles Jacques Le Goff tente d’apporter des réponses.